Côte d’Ivoire : Le Ministre Sidi Touré présente les grands axes du Programme Stratégique de Transformation de l’Aquaculture


Dans une interview publiée dans plusieurs médias, ce mardi 16 août 2022, le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques a expliqué les grands axes du Programme Stratégique de Transformation de l’Aquaculture en Côte d’Ivoire (PSTACI) lancé le 1er août dernier.
Le Programme Stratégique de Transformation de l’Aquaculture en Côte d’Ivoire (PSTACI) a été créé, dans le cadre de la mise en œuvre du programme ‘’Côte d’Ivoire Solidarité’’ en lien avec la Politique Nationale de Développement de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA 2022-2026).


La mise en place de ce programme devrait permettre d’accroître la production de poissons.
«La production halieutique ivoirienne est insuffisante pour couvrir la demande nationale qui s’accroît très rapidement et ce depuis 2012 ; en 2017, les importations représentaient 90% de la consommation nationale. En 2018, le volume des importations était estimé à 500 000 tonnes. Cette dépendance se traduit, en 2021, par des chiffres éloquents et frustrants : environ 14% seulement de nos besoins en produits halieutiques sont couverts par la production nationale. Tandis que 86 % des besoins sont importés, soit plus de 50,76 milliards de sortie de devises. L’aquaculture apparaît dans ce contexte comme un levier important pour combler ce déficit qui ne reflète nullement l’important potentiel dont recèle le pays. Au niveau mondial, l’activité connaît un taux de croissance très élevé. La mise en œuvre du PSTACI devrait permettre à notre pays de produire environ 500 mille tonnes de poisson à l’horizon 2030, avec une chaine de valeur estimée à environ 825 milliards de FCFA, de façon à réduire significativement la dépendance extérieure en protéines halieutiques », a expliqué le Ministre Sidi Touré.


Le PSTACI, a poursuivi M. Sidi Touré, vise à mettre en place les bases d’une industrie aquacole nationale performante et compétitive à travers deux projets que sont le projet de Transformation de l’Aquaculture en Côte d’Ivoire ainsi que le Projet de Vulgarisation des Acquis du Projet de Transformation de l’Aquaculture en Côte d’Ivoire et de Mise en place des bases de l’industrialisation aquacole.
« La bonne mise en œuvre du programme permettra d’amorcer le développement futur de PME et de Grandes Entreprises capables non seulement de satisfaire la demande nationale, mais également d’envisager l’export pour lequel les besoins mondiaux sont de plus en plus croissants. Il permettra aussi de stimuler l’investissement dans le secteur aquacole », a assuré Sidi Tiémoko Touré.
A en croire le ministre, ce programme vise à faire du secteur aquacole un instrument majeur de croissance économique, de lutte contre la pauvreté, de sécurité alimentaire et de création d’emplois. Ce programme porte plus spécifiquement sur le développement accéléré d’un écosystème aquacole intégré et propice à l’activité entrepreneuriale et à l’accroissement des investissements privés, par la levée des obstacles sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Le PSTACI est d’une durée de 5 ans renouvelable une fois. La première phase de sa mise en œuvre se fera avec l’accompagnement d’experts malaisiens qui travaillent en parfaite symbiose avec nos experts nationaux en matière d’aquaculture.
« Les avantages du PSTACI sont multiples ; ils vont de l’appropriation de sa mise en œuvre par toutes les parties prenantes ; à la mise à niveau des fonctions essentielles des organismes publics en matière de recherches, de conseils et de financements. Il est aussi question de professionnalisation des acteurs de la chaine de valeur aquacole ; la réalisation de productions maximisées accessibles à la majorité des populations et de coûts de productions minimisés. Ce programme vise surtout la création d’emplois pour les populations en milieu rural en ciblant les jeunes et les femmes, par la mise en place de modèles de production bio sécurisés et générateurs de revenus », a dit le Ministre.
« Le PSTACI va favoriser la mise en place d’espaces uniques de fourniture de services à l’investisseur aquacole et de partenariat public/privé fructueux. Ce programme soutient la réalisation des objectifs de notre Politique Nationale, qui vise l’émergence d’une aquaculture dynamique, animée par de véritables entrepreneurs et capable de contribuer à la réduction de la dépendance aux importations. Aussi, il contribuera à la réalisation de l’objectif de 150.000 tonnes de poissons à l’horizon 2026 », a-t-il conclu

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