Énergie solaire: Un projet « fou » lancé par l’agence spatiale Européenne

Ottobrunn, au sud de Munich. Au sein d’un vaste hangar, une équipe d’Airbus achève de mettre en œuvre une intrigante expérimentation. D’un côté, une antenne émettrice de 4m², alimentée en électricité par des panneaux photovoltaïques situés à l’extérieur du bâtiment.

De l’autre, à une distance de 36 mètres, une antenne réceptrice semblable reliée à une petite station de production d’hydrogène, une maquette d’une petite ville et, Oktoberfest oblige, un frigo rempli de bières. Et là, surprise : après émission de l’onde, ces équipements se mettent en route, les bâtiments de la maquette s’illuminent. L’énergie a été transmise par voie aérienne. «Nous venons d’achever cette installation il y a seulement quelques jours», glisse Jean-Dominique Coste, responsable chez Airbus Blue Sky, une entité du groupe chargée d’explorer les concepts de rupture.

Derrière ce test insolite mené par l’avionneur européen, un projet fou – dénommé Solaris – porté par l’Agence spatiale européenne (ESA) qui en a dévoilé les contours, mardi 27 septembre, dans les locaux du groupe, très impliqué. A savoir : capter l’énergie solaire dans l’espace et l’envoyer sur Terre sous forme de micro-ondes et la transformer en électricité.

Selon nouvelle usine.com Siemens Energy vient tout juste de s’associer à ce projet européen qui doit encore être financé, Airbus assure avoir entamé des discussions avec plusieurs acteurs de l’énergie sur le sujet. Et affiche déjà un ambitieux calendrier : un démonstrateur aérien dans trois ans et un autre dans l’espace dans cinq ans, puis une première ferme solaire spatiale dans 10 ans et une installation équivalente à une centrale nucléaire pour 2040. Et si la solution aux enjeux énergétiques et climatiques se trouvait en partie dans l’espace ?

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